Dans le monde de l’économie, la courbe de Laffer illustre un principe fondamental : l’augmentation des taux d’imposition, ou par extension dans cet article des prix, peut booster les recettes jusqu’à un certain seuil optimal, au-delà duquel elle provoque des effets contre-productifs. Conçue par l’économiste Arthur Laffer dans les années 1970, cette courbe en forme de cloche suggère que des impôts trop élevés incitent les contribuables à optimiser leurs déclarations, à réduire leurs activités imposables ou même à frauder. Cela entraine une chute des revenus fiscaux (et c’est ce qu’on peut constater régulièrment avec nos chers politiuques qui nous gouverne comme le dernie exemple en date avec la taxe sur les billets d’avion). Appliquée au secteur technologique, et plus précisément aux licences cloud de Microsoft 365, cette analogie prend une résonance particulière face à l’annonce récente d’une hausse tarifaire prévue pour juillet 2026. En effet, Microsoft risque de franchir ce point d’inflexion, où les clients, exaspérés par des coûts croissants, pourraient non seulement rationaliser leurs usages via des pratiques FinOps avancées, mais aussi migrer vers des alternatives, érodant ainsi les parts de marché du géant de Redmond.
Pour contextualiser, Microsoft a confirmé une restructuration de ses offres Microsoft 365 et Office 365, avec des augmentations de prix allant jusqu’à 33 % sur certains plans commerciaux, effectives à partir du 1er juillet 2026. Par exemple, le plan Microsoft 365 Business Basic passera de 6 $ à 7 $ par utilisateur et par mois, tandis que le Business Standard grimpera de 12,50 $ à 14 $. Ces ajustements, justifiés par l’ajout de fonctionnalités AI et de sécurité renforcée, s’inscrivent dans une tendance plus large : depuis 2021, Microsoft a régulièrement relevé ses tarifs, arguant d’investissements massifs en innovation. Mais comme avec la courbe de Laffer, où un taux d’imposition excessif décourage l’activité économique, ces hausses pourraient inciter les entreprises à réévaluer leur dépendance à l’écosystème Microsoft, transformant une stratégie de monétisation en un boomerang potentiel.

Imaginons un scénario plausible, ancré dans les réalités des DSI et des directions financières que je croise souvent dans mes échanges professionnels. Prenons une PME ou une ETI avec plusieurs centaines d’utilisateurs sous Microsoft 365 E3 ou E5. Face à l’annonce de juillet 2026, qui pourrait alourdir la facture de plusieurs milliers d’euros annuels, l’exaspération monte. Au lieu de subir passivement, l’entreprise accélère l’adoption de pratiques FinOps, cette discipline hybride entre finance et opérations IT, qui vise à optimiser les coûts cloud en temps réel. Techniquement, cela implique un audit approfondi des licences via des outils comme Microsoft Cost Management ou des tiers comme CloudHealth. On identifie les surallocations : des boîtes mail sous-utilisées, des abonnements Power BI Pro non essentiels, ou des instances Azure redondantes. L’objectif ? Affiner les usages pour ne payer que ce qui est consommé, en appliquant des principes comme le « right-sizing » des ressources ou l’automatisation des rapports via Azure Cost Analysis. Dans l’idéal, FinOps devrait être une base opérationnelle permanente, pas une réaction de crise. Pourtant dans la pratique ces hausses tarifaires agissent comme un catalyseur, forçant les équipes à plonger dans les métriques d’utilisation pour tailler dans les dépenses superflues. Résultat : une réduction de 20-30 % de la facture M365 n’est pas rare, selon des cas que j’ai observés, mais cela exige une expertise technique solide pour éviter les disruptions par exemple, en migrant des données vers des stockages moins coûteux sans compromettre la conformité RGPD et la sécurité.
Critiquement, ce scénario ne s’arrête pas à l’optimisation interne. Si la courbe de Laffer nous enseigne que des pressions excessives poussent à l’évasion, ici, les clients pourraient carrément déserter. La dépendance à Microsoft souvent verrouillée par des intégrations profondes comme Active Directory, Teams ou SharePoint n’est pas insurmontable. Google Workspace émerge comme une alternative crédible : avec des tarifs plus stables (autour de 6-18 € par utilisateur/mois selon les plans bon après certes les avoir fortement augmenté il y a quelques temps), il offre une interopérabilité croissante via des outils comme Google Drive ou Meet, et une emphase sur l’IA avec Gemini. Techniquement, une migration implique des défis, comme la conversion des workflows Power Automate vers Apps Script, ou la gestion des identités hybrides, mais des outils comme Google Workspace Migration for Microsoft Outlook facilitent le processus. Pour les plus audacieux, des solutions « exotiques » comme Zoho Workplace ou Nextcloud pourraient séduire, offrant une souveraineté accrue et des coûts inférieurs, quoique avec des compromis sur l’évolutivité je ne suis pas certains que les plus grosses entreprises soient friande de cette solution. Peut-être des administrations française. J’ai vu des clients dans le secteur public ou des startups opter pour ces voies pour s’affranchir des vendeur de licences Microsoft sans aucune valeur ajoutée (et oui il y a encore ce qu’on appelait des pousseur de boite sans aucune valeur ajoutée), où les mises à jour forcées et les audits de conformité deviennent des fardeaux. Gartner souligne d’ailleurs que ces hausses pourraient inciter à des négociations plus agressives ou à des switches, défendant ainsi les budgets IT.
En somme, Microsoft joue, d’après moi suite aux nombreux échanges que j’ai avec mes clients, à un jeu délicat : en poussant les tarifs vers le haut pour capitaliser sur son leadership cloud, il risque de dépasser le pic de la courbe de Laffer, où les revenus nets chutent du fait d’une optimisation client agressive et d’une attrition accrue. Techniquement, FinOps M365 est une réponse rationnelle, mais elle révèle les failles d’un modèle basé sur la consommation illimitée. Pour les services achats informatique focalisés sur les licences Microsoft, ce parallèle économique offre une perspective critique : inciter les DSI à anticiper via des audits proactifs, tout en évaluant les alternatives sans romantisme excessif. Après tout, dans un marché saturé, la fidélité client n’est pas acquise. Elle se mérite par un équilibre prix-valeur que juillet 2026 pourrait bien tester. Il sera interessant de revenir sur ce post dans quelques années car après tout cela fait prêt de 30 ans que j’entends que les entreprises veulent payer moin à Microsoft mais qu’elles paient de plus en plus :-).

Expert Microsoft 365 j’aide nos clients à optimiser leurs coûts de leur cher, très chère licences Microsoft Cloud et particulièrement Microsoft 365. N’hésitez pas à me contacter si vous aussi vous souhaitez optimiser vos dépenses liées aux licences. J’essaie de maintenir ce site à jour sur mon temps libre (quand il m’en reste) pour aider la communauté sur les licences cloud Microsoft qui ne sont toujours simples à comprendre. Avec un profil technique, MVP Allumnin, je conseille aux mieux nos clients sur le bon niveau de licence Microsoft en fonction de leurs usages.